Analyse de l’insertion des diplômés en conduite et gestion d’une exploitation agricole (BTS CGEA) du Lycée Technique Agricole de Bignona de 2018 à 2022.

Ce mémoire, réalisé dans le cadre du master MIFAR, analyse l’insertion des diplômés du BTS CGEA (conduite et gestion d’une exploitation agricole) du Lycée Technique Agricole de Bignona (LTAEB) de 2018 à 2022. Il s’agissait spécifiquement de déterminer la situation des sortants, cartographier les sortants déjà insérés et identifier les contraintes à l’insertion.

Les résultats montrent qu’une partie des diplômés sont en activité avec un chômage noté pour certains. Ceux qui sont en activité sont soit en stage, en emploi rémunéré, en auto-emploi ou dans un projet de poursuite d’études.

Six mois après la certification, 84 % des diplômés sont en activité et 16 % sans emploi, tandis que douze mois après la certification, les diplômés en auto-emploi et ceux sans emploi connaissent une baisse légère passant respectivement de 19 % à 18 % et 16 % à 15 % (14 à 13 diplômés). Au moment de l’enquête, les diplômés en emploi rémunéré sont passés de 40 à 42 % et ceux en auto-emploi de 18 à 24 %.

En termes de relation entre formation et domaine d’activité, on note qu’une bonne partie ont une activité étroitement liée à la formation. Une proportion de 65 % à une activité liée à la formation et une de 12 % dont l’activité n’est pas liée à la formation. Une cartographie des diplômés en emploi salarié montre que les régions de Thiès et Kaolack sont mieux représentées (7 %) suivis de Kolda et Ziguinchor avec 5 % des diplômés. Pour les diplômés en auto-emploi, l’ensemble des acteurs sont localisés au niveau de sept régions du pays. On note une forte concentration des diplômés du BTS CGEA qui sont dans l’entrepreneuriat dans la région de Ziguinchor avec 10% des diplômés (n = 9).

En termes d’accompagnement, 42 % des diplômés ont bénéficié d’accompagnement. Parmi ceux qui ont eu un accompagnement, 16,79 % des diplômés ont reçu un accompagnement du BAINS, 9,3 %par la DER/FJ, 4,65 % par ANPEJ et 3,5 % par le 3FPT.

Malgré l’accompagnement des diplômés, il a été également question d’évoquer les contraintes à l’insertion qui touchent 76 % des diplômés. Parmi ceux qui ont eu des difficultés pour l’insertion, 47 % sont liés à l’auto-emploi et 45 % ont des difficultés en rapport avec l’emploi salarié.

Les tests statistiques indiquent qu’à court terme, l’insertion n’est pas significativement influencée par le genre, la provenance ou le mode d’accès à la formation, mais que ces facteurs deviennent déterminants au-delà de six mois. L’accompagnement apparaît comme un levier clé de l’insertion, avec un effet significatif douze mois après la certification.

L’étude souligne ainsi la nécessité de renforcer et de structurer les dispositifs d’accompagnement des diplômés dès leur sortie de formation, afin de favoriser une insertion professionnelle durable.

Auteur : Sidane NDIAYE

Date de parution : Janvier 2026

PDF : Memoire_MIFAR_2024_NDIAYE_Sidane.pdf