Ce mémoire, réalisé dans le cadre du master MIFAR, analyse les besoins en formation continue des femmes membres des coopératives agroécologiques dans la région des Plateaux au Togo et formule des propositions en vue du renforcement durable de leurs capacités techniques, économiques et organisationnelles, afin de soutenir la transition agroécologique et le développement socio-économique des coopératives féminines.
À l’issue de cette étude, les principaux résultats obtenus sont les suivants :
- les coopératives féminines enquêtées sont fortement engagées dans la production agricole (100 %), la commercialisation (73,68 %), la transformation (47,37 %) et les services agricoles (26,32 %), confirmant leur rôle stratégique dans le développement agroécologique ;
- les pratiques agroécologiques mises en œuvre incluent notamment le compostage, l’utilisation de biofertilisants, la rotation et l’association des cultures, ainsi que l’agroforesterie, mais leur maîtrise reste partielle et souvent empirique ;
- seulement 52,63 % des coopératives ont bénéficié de formations continues, principalement dispensées par des ONG et projets, ce qui révèle une couverture limitée et insuffisamment structurée ;
- les principaux besoins en formation exprimés concernent les techniques agroécologiques avancées, la gestion économique et financière, la transformation et la commercialisation des produits, ainsi que la gouvernance coopérative ;
- plusieurs contraintes majeures limitent l’accès des femmes à la formation, notamment le manque de ressources financières, d’équipements et d’accompagnement technique ;
- les femmes membres des coopératives reconnaissent unanimement l’importance de la formation continue comme levier essentiel pour améliorer leur productivité, leurs revenus et la durabilité de leurs activités agricoles.
Les recommandations formulées portent notamment sur la nécessité :
- de développer des programmes de formation continue adaptés aux besoins spécifiques des femmes et contextualisés aux réalités locales ;
- de renforcer la coordination entre les centres de formation, les structures d’accompagnement et les coopératives ;
- d’intégrer des modules sur la gestion économique, la commercialisation et la gouvernance coopérative dans les dispositifs de formation ; et
- de mettre en place des mécanismes d’accompagnement technique et de suivi post-formation afin d’assurer l’adoption durable des pratiques agroécologiques.