Ce mémoire, réalisé dans le cadre du master MIFAR, analyse l’offre et la demande de formation des agricultrices de la zone de Sokone dans les communes de Sokone et Toubacouta.
Les résultats de l’étude montrent :
- qu’il y a une diversité de structures qui interviennent dans l’accompagnement technique des agricultrices. Cependant, l’ANCAR et Nébéday sont les structures qui offrent plus de formations aux femmes agricultrices de la zone d’étude.
- que l’offre de formation des structures est diversifiée (agriculture, élevage, TPA) et mise à part une structure qui exige des critères tels qu’un âge minimum de 16 ans, un minimum d’étude (CFEE) et un paiement sur ses formations qui s’étalent sur 1 an, les formations sont ouvertes à tout le monde sans exigence d’un quelconque critère.
- que les contraintes qui freinent la capacitation des agricultrices sont : la faible productivité, la non maîtrise des techniques culturales, les problèmes phytosanitaires, le faible niveau d’instruction des femmes, la mévente et le manque de moyen matériel et financier.
- qu’il y a une faible adéquation entre l’offre de formation disponible pour les agricultrices et leur demande réelle de formation en termes de contenus et méthodes pédagogiques.
- qu’il y a une adéquation moyenne entre offre et demande de formation pour les agricultrices en termes de durée et nombre de femmes formées. En effet, les formations proposées aux femmes sont de courtes durées et tenues souvent sur les mêmes thématiques pendant que les femmes ont besoin d’autres modules de formation et des renforcements de capacités sur des durées leur permettant de mieux assimiler les contenus des modules de formation.
- qu’il y a une forte adéquation entre offre et demande de formation pour les agricultrices en termes de lieu de formation et mode de paiement puisque les formations se déroulent souvent dans les villages et sont gratuites (à l’exception de quelques rares formations).